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HAIR BND UN CONCEPT, UNE HISTOIRE, MON HISTOIRE !

Petite , j’ai eu des parents très traditionnels, alors autant vous dire que pour une petite antillaise tout ce qui sortait un temps soit peu du modèle classique de coiffure ne convenait pas du tout à mes parents.
Aussi quand il a été question de mes cheveux j’ai connu très tôt les produits défrisants, à 8 ans précisément.
Je vous laisse donc imaginer les dégâts pour mon cuir chevelu et mes cheveux 4C d’origine, sachant que ma mère n’était ni coiffeuse ni spécialement douée dans le domaine c’est donc sans surprise que l’envie de me coiffer s’est imposé.
De plus à 12 ans grâce à ma mère qui, à court de solution et réalisant les méfaits du défrisage sur ma tête décida de me couper les cheveux à la garçonne, je fit une fabuleuse découverte.
En effet à la repousse , je réalise que mes cheveux naturels n’étaient pas si mal , il fallait juste savoir les coiffer et les entretenir.
A cette période , je pris réellement conscience de ma valeur et je compris que je pouvais être belle avec mes cheveux naturels tout en restant moi même.
Un peu comme un déclic mon adolescence marqué par ces nombreux changements ; (identitaire, physiologique) , va engendrer chez moi une certaine assurance car j’ai appris à coiffer au point que ça en devienne une passion mais également une de mes activités professionnelle.
Pour autant je dois avouer que je nourrissais une certaine frustration.
Certains d’entre vous se demandent sans doute “pourquoi une frustration persiste?”

En voici la raison;
Bon nombre de femmes d’origine afro descendante se voient quotidiennement confrontées dans leur milieu social et professionnel à des propos pouvant plus ou moins affecter leur intégrité.
Je cite;
-T’es tombé du lit?
-Pourquoi?
-Parce que t’as la tête est en pétard..

Pendant longtemps je me suis demandée s’il était normal et approprié que mon afro travaillé , dont j’étais si fière en quittant chez moi soit anéantie en une phrase.

Mais que cela ne tienne j’ai appris avec le temps à faire abstraction de ces propos , et j’ai réalisé qu’il s’agissait d’ignorance , en lien avec la culture , la “bêtise humaine “ ,et j’ai alors appris à accueillir avec une certaine distance ce type de commentaires.
Pensez-vous qu’il soit normal, approprié, de parler de mon afro sachant que c’est une coiffure qui demande un certain temps?
Forte de ce constat , j’ai choisi de faire savoir à toutes le femmes ayant des origines afro qu’elles pouvaient non seulement être fières et belles avec leur cheveux comme n’importe quelle autre femme du monde mais surtout qu’elles pouvaient choisir à tout instant de se coiffer comme elles le souhaitent sans se sentir frustrée ou jugée dans leur choix 

Cinthia Samson